Il fut un temps où les chaînes de télévision mettaient fin à leurs programmes par la diffusion de l’hymne national aux environs de minuit. Pas plus tard. De nos jours les programmes durent jusqu’aux aurores. Quiconque est debout pendant ces heures-là peut être bombardé d’informations interminables, de prévisions météorologiques et/ou de documentaires publicitaires pour des gadgets dont vous ignoriez qu’ils vous fussent si indispensables. Nous vivons de plus en plus dans un monde en activité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Et les heures ouvrables sont plus chargées que jamais. Il semble que tout le monde s’adonne au jeu de la pluralité des tâches. On peut même, sur la route, recevoir ou passer des appels téléphoniques, envoyer un message à son oncle qui se trouve à Vancouver, vérifier le cours des actions, recevoir les dernières nouvelles, connaître le score du match de rugby qui s’est joué hier en Nouvelle-Zélande, et télécharger de la musique ou des vidéos sur son iPhone, son Blackberry, ou son Netbook.
Pour beaucoup d’entre nous, les traditionnelles journées de huit heures au bureau se sont
transformées en journées où chaque heure de veille voit le travail, les affaires, le monde envahit nos foyers. Mais tôt ou tard nous réalisons qu’il nous faut du repos – pas un arrêt total de toute activité, mais un changement de rythme. Ne plus avoir à se préoccuper du cours des actions du moment, ou des résultats des courses du trimestre à venir … mais plutôt des choses intemporelles et éternelles. Se préoccuper oui plutôt de l’amour, de la famille, et de notre rôle dans l’univers. Socrates a déclaré : « Une vie non considérée avec réflexion ne vaut pas la peine d’être vécue », et nous savons de plus en plus qu’il a raison. Nous travaillons, nous planifions, nous nous donnons du mal, nous achetons des choses, mais à quelle fin ? Tant que nous permettons aux flots de données qui, comme une espèce de brume invisible, saturent l’air tout autour de nous de nous hypnotiser, nous ne prendrons pas le temps de nous arrêter et de réfléchir sur les questions vraiment importantes.
Nous en sommes arrivés au point où des publications économiques comme le Wall Street Journal en appellent – vous rendez-vous compte ? – à un retour au Sabbat. Un éditorial en date du 15 juin 2007 intitulé « The Decline of the Sabbath » de Mollie Ziegler Hemingway l’exprime en ces termes : « Le revers de la médaille de la prospérité dont nous jouissons est que nous avons perdu notre jour de repos contre un jour supplémentaire de consommation. Le rythme imposé par le commerce et par la technologie offre des prétextes jusque là inconnus pour ignorer la famille, la religion et le repos – et pas seulement le Sabbat, mais aussi tous les jours de la semaine. »
Le sabbat est exactement l’antidote dont nous avons besoin pour lutter contre la surcharge d’informations d’aujourd’hui et les troubles anxieux. Le sabbat est un refuge, un repos, un répit dans l’activité constante et le déluge permanent d’ « informations ».
La Bible nous dit que dans la création même, Dieu a inclus ce besoin de repos ainsi que le moyen de l’obtenir. Dieu « bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’Il avait faite.» En se reposant de toute son œuvre qu’il avait faite, Dieu nous a donné un modèle et un exemple à suivre. A travers les Dix Commandements, Il rend de cet exemple quelque chose d’explicite et qui nous engage : «Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le jour du sabbat, le jour du Seigneur, ton Dieu.» Notez qu’aucun des textes mentionnés ci-dessus ne dit qu’il faut «travailler six jours sur sept et se reposer un de ces sept jours ». Il nous est dit explicitement que le septième jour est le sabbat. Le septième jour, et non pas un jour parmi les sept jours. Et ce jour spécifique est le samedi.
Samedi ? On vous a peut-être enseigné que le Sabbat a été donné spécifiquement aux Juifs sur le mont Sinaï. Si c’est le cas, alors « ne pas tuer » et « ne pas voler » ne seraient aussi que pour les Juifs. Ou peut-être avez vous entendu dire que la croix a aboli l’observation du sabbat. Cela signifierait encore une fois que nous sommes libres d’assassiner et de voler – mais personne ne croit que c’est le cas. On vous a peut-être dit que nous adorons le Seigneur le dimanche en l’honneur de Sa résurrection. Assurément c’est un événement important à retenir. Mais pas une fois il est mentionné dans la Bible que nous devions nous souvenir de Sa résurrection, cependant, nous dit-elle, nous devons nous souvenir de Sa mort (1 Cor. 11:26).
Il nous est dit de nous « souvenir » de Sa mort, un parallèle frappant avec les Dix Commandements où il nous est dit de nous « souvenir » du jour du Sabbat. Et nous voyons que la seule journée complète pendant laquelle Jésus reposa dans le tombeau était le jour du Sabbat. Plutôt que d’abolir l’observation du Sabbat, la mort de Jésus la renforce. Tout comme Il s’était reposé de l’œuvre de la création le septième jour de la semaine, Jésus s’est reposé de Son œuvre de rédemption le septième jour de la semaine de la Passion.

Bien sûr, la plupart d’entre nous n’aiment pas l’idée de «commandements» à observer ou «d’obéissance». Mais dans ce cas particulier ceci est insensé. Imaginez qu’un médecin vous dise qu’il vous faut prendre des vacances, et puis vous révèle qu’il a conçu des vacances particulières pour vous aider à répondre à vos besoins les plus profonds. C’est exactement ce qu’est le Sabbat. Jésus Lui-même a dit : «Le Sabbat a été fait pour l’homme, non l’homme pour le Sabbat ».
Cela signifie que le Sabbat n’est pas un cerceau arbitraire quelconque au travers duquel nous sautons quand il nous plaît – nous le faisons suffisamment les six autres jours de la semaine – mais il s’agit plutôt d’un repos adapté à nos besoins.
Mais pourquoi pas le dimanche ou le mardi ? Et pourquoi pas le samedi ? Vous rappelez-vous que l’histoire de la création rapportée dans la Genèse nous dit que «Dieu bénit le septième jour et le sanctifia ? »

Que signifie «sanctifier » quelque chose ? Lorsque Moïse se tenait devant le buisson ardent, il était sur une terre sainte. Qu’est-ce qui avait rendu cette terre sainte ? La présence de Dieu. Dieu sanctifie le Sabbat par Sa présence particulière en ce jour.

«Attendez une minute», direz-vous. «Dieu n’est-Il pas présent tous les jours ? » Et bien sûr,
vous aurez raison. Mais il est aussi vrai que Dieu est présent partout, mais Moïse n’avait pas à ôter ses souliers partout, mais seulement devant le buisson ardent. Parce que, tout comme pour le jour du Sabbat, Dieu était présent dans le buisson ardent d’une façon qui diffère de la façon dont Il est présent partout ailleurs.
Et ceux qui réservent le samedi, le septième jour de la semaine, pour se reposer de leurs occupations quotidiennes et passer du temps avec leur famille et avec Dieu peuvent attester que l’on peut véritablement L’expérimenter de façon spéciale ce jour-là.
Si vous souhaitez explorer les possibilités qu’offre le Sabbat, il y a des personnes vivant à proximité et qui seraient heureuses de le partager avec vous.

1 Ou “multitasking”

Faites une pause!